Faut il encore libérer nos camarades ?
Par libertaire le mercredi, avril 30 2008, 19:09 - actualité - Lien permanent
Il en est du premier mai comme de mai 68 , plus les spécialistes en parlent moins on sait de quoi il s'agit ; au départ les choses étaient simples, la ligne de démarcation entre le bien et le mal se situait de part et d'autre de la matraque . Maintenant , on ne parle plus des "paniers a salade" pris spontanément d'assaut le 6 mai 1968 par les manifestants pour libérer leurs camarades , non . Aujourd'hui c'est beaucoup plus compliqué . Le vieux Pétain et les nouveaux illusionistes, ceux qui déclarent un policier "de gauche " dés lors qu'il se syndique , se sont donnés la main pour rendre obscure la pratique la plus claire qui soit : la solidarité . Faut il encore libérer nos camarades ? A croire que pour certains la réponse soit devenu bien complexe voire négative .
Pour preuve , puisque nous sommes a Toulouse, qui parle encore de Olivier Théron ? Personne, ou presque . Pourtant ce jeune homme était encore au mitard la semaine passée, du 12 au 19 avril exactement, parcequ'il a résisté aux abus de l'administration pénitentiaire . J'ai attendu de tous ces discours sur la "convergence des luttes" que l'une ou l'autre des organisations, qui se disent antisarkozystes, évoque le cas de ce militant emprisonné depuis maintenant 6 mois a Seysses et cela pour avoir jeté un yaourt sur la voiture de celui qui allait devenir notre président de la chose publique . En vain, rarement logorrhée militante fut si silencieuse sur l'évidence , si volubile pour ne proposer que du vieux . Entre la création d'un nouveau parti , encore plus "convergent" , et la célébration de mai 68 , elle a trouvé de quoi occuper ce qu'elle nomme pompeusement un débat et concocter dans les cuisines des appareils politiciens les vieilles recettes de la récupération .
Il y a donc en ce moment en prison des jeunes militants comme Olivier ici , comme Ivan et Bruno a Paris , et bien d'autres qui sont l'honneur du mouvement de résistance actuel contre cette société, et bien ces organisations n'en parlent pas , elles les oublient . Ce mutisme indécent elles tentent de le recouvrir d'un tintamarre grossier . Ne nous y trompons pas, les discours unitaires et leurs prolongements festifs ont trouvé là leur aboutissement final : Le moyen d'une diversion c'est précisément de divertirsource: indymédia paris IDF

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