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vendredi, juin 27 2008

Le parti socialiste capitule

Lors de sa récente déclaration de "Principes", le Parti socialiste a officialisé sa capitulation devant la machine capitaliste. Celle-ci était déjà effective dans les faits. La voilà désormais en toutes lettres, gravée dans la Charte de ce sinistre parti technocrate bourgeois. Trop éloignés des réalités concrètes des individus, ces opportunistes élitistes, enfermés dans leur tour d’ivoire, persistent et signent dans leurs incompréhensions du monde qui les entoure, terminent leur virage à droite, nient la racine du mot auquel leur structure sclérosée se propose de faire référence : le social.

Quand le peuple et les travailleurs de tous pays souffrent au plus profond d’eux-mêmes des infamies du capitalisme, quand celui-ci en vient à détruire l’environnement, provoque des dangers sans précédent sur les conditions de vie, aussi bien sanitaires que sociales, quand la dignité des individus et leur intégrité physique et morale ne sauraient trouver de salut que dans une révolte libre et solidaire, dans une rupture nette et sans bavure ; les énarques bien-pensants se refusent à la révolution et se proposent d’accompagner par des réformes molles le monde, jusqu’à la fin de sa lente agonie. Des réformes, comme celles qu’ils nous proposent depuis 1981, et dont tous, sauf eux peut-être, ont souffert de l’amertume.

La tête baissée, ces bourgeois inconscients et clientélistes nous sermonnent : "Jusqu’ici, tout va bien", répètent-ils, à l’instar de cet homme tombant d’une tour et pas encore fracassé sur le sol [1]. Enfermés dans des querelles entre clans internes, le monde se serait effondré dix fois qu’ils se battraient encore pour savoir lequel (laquelle) d’entre eux aurait était le meilleur "présidentiable". Ces arrivistes crapuleux, traîtres sociaux, nombrilistes sans vergogne, préfèrent poursuivre leur combat de nains plutôt que d’accepter la réalité qui les entoure. Or la réalité est là : le capitalisme qui nous opprime ne se réforme pas, il s’abat.

Les voilà ces messieurs et dames des hautes sphères qui, pour toutes solutions aux maux dont nous souffrons, nous proposent, dans une inventivité sans pareille, l’économie de marché ! Celle-là même, fondée sur l’inégale répartition des richesses, sur l’exploitation par une poignée de capitalistes de l’ensemble des individus. Car, rappelons-le, l’économie de marché n’est rien d’autre qu’un des nombreux visages du capitaliste. Mais trop engraissés par leurs statuts de privilégiés, après avoir placé deux d’entre eux aux sommet des institutions financières qui dirigent ce monde [2], les membres du parti socialiste, charogne de classe des opprimés, y trouvent une place confortable, bien au chaud.

On nous dit utopistes, nous qui, les mains calleuses, y sommes confrontés tous les jours, à cette économie de marché, qui voyons certains des nôtres obliger de fuir les contrôles d’identité comme d’autres avant eux fuyaient la gestapo, nous qui vivons dans des cités HLM et non pas dans les hôtels particuliers de Neuilly ou d’ailleurs. Non, nous ne sommes pas utopistes, nous sommes dans la réalité, les pieds sur terre et bien confrontés à ce qu’est la vie en ce XXIème siècle. Aujourd’hui la révolution n’est pas un luxe, c’est une nécessité.

Le socialisme a fini de crever. Son parti l’a tué. Vive l’anarchisme, vive l’anarchosyndicalisme, vive la révolution sociale !

Vincent =========================================== [1] Voir le film "La Haine". [2] Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et Dominique Strauss-Kahn, directeur du Fond Monétaire International (FMI) sont deux éminents membres du Parti Socialiste ... ============================================= Paru dans Anarchosyndicalisme n°106 !

Disponible en ligne ici : http://www.cntaittoulouse.lautre.net/rubrique.php3 ?id_rubrique=75

Envoi format papier gratuit sur simple demande à CNT AIT 7 rue ST Rémésy 31000 TOULOUSE

Abonnement : 10 euros, soutient 20 et plus

Forum : http://cnt.ait.caen.free.fr/forum


Actualité de l’Anarcho-syndicalisme http://liste.cnt-ait.info http://cnt-ait.info Contact@cnt-ait.info Reproduction, diffusion et traductions encouragées

samedi, juin 7 2008

Ivan, Bruno et Farid Libérés !

Vendredi, Ivan et Bruno, incarcérés depuis le 19 janvier, ont été libérés et placés sous contrôle judiciaire. L'instruction continue mais cette affaire antiterroriste commence à se dégonfler. Une semaine plus tôt dans la même affaire, Farid, arrêté le 23 janvier à Vierzon en compagnie d'Isa, était libéré également sous contrôle judiciaire. Isa, par contre, est toujours détenue à la prison de Lille-Séquedin.

La semaine de solidarité prévue du 9 au 16 juin (voir articles précédents sur indymedia) est évidemment plus que jamais maintenue, pour la liberté d'Isa et de tous les autres prisonniers.

Solidarité !

source: indymédia paris IDF

Petit portail anarchiste

Bonjour tout le monde, un petit portail anar où tout le monde peut proposé ses articles à la publication http://www.on6kb.net/libertaire

jeudi, mai 1 2008

La phobie du terrorisme anarchiste.

On voit ces derniers temps de plus en plus "d'article"-on devrait plutôt dire torchon- sur une prétendu menace anarchiste terroriste.

Voici le dernier d'entre-eux:

"Violences et tentatives d'attentat se multiplient contre les bâtiments publics. Leurs auteurs sont souvent de très jeunes militants autonomes qui haïssent l'Etat et le capitalisme, et jugent l'extrême gauche « embourgeoisée ». Les Renseignements généraux les surveillent de près. Etat d'une menace qui progresse... et inquiète.

Elles ont tout juste 20 ans, lui à peine plus. Familiers des squats de Toulouse où se croisent jeunes paumés, SDF à la dérive et militants anarchistes et autonomes, les deux jeunes filles et leur compagnon ont été interpellés par la police un matin de janvier, après des semaines d'enquête et de surveillance. L'attentat à la voiture piégée, qu'ils avaient fomenté à Rennes quelques jours plus tôt, avait heureusement échoué : les trois bouteilles de gaz cachées dans une voiture garée devant le siège de la Direction régionale des douanes n'avaient pas explosé. Mais le petit carnet noir retrouvé sur l'un des membres de ce commando attestait sa marche vers la violence : les policiers y ont retrouvé des repérages pour la préparation de vols à main armée dans la capitale bretonne et le mode d'emploi nécessaire à la fabrication d'explosifs.

L'exemple n'est pas isolé : depuis deux ans, les Renseignements généraux disent avoir observé une recrudescence de telles formes d'engagement, à la confluence de l'action politique et du terrorisme. Profil type de ces nouveaux combattants de l'« ultragauche » : de très jeunes gens issus de la mouvance anarchiste ou libertaire et de l'extrême gauche la plus radicale, engagés dans le refus de l'Etat, du capitalisme et de la mondialisation, qui vivent et se déplacent en petits groupes, ne travaillent pas et sont à la recherche de toutes formes de contestation radicale. A la demande de Michèle Alliot-Marie, un vaste recensement national des actes et des groupes en relation avec cette mouvance est en cours.

Un récent rapport de la Direction centrale des RG, classé confidentiel et remis à la ministre de l'Intérieur, estime le nombre de ces militants « entre un et deux milliers » dans l'ensemble de la France et signale l'existence de « quelques centaines d'éléments radicaux » -que la hiérarchie policière estime « aux alentours de 300 ». Leurs terrains privilégiés sont situés à Toulouse, Montpellier, Nantes, Rennes, Grenoble, Lyon et dans la région parisienne. On les retrouve dans les grandes manifestations politiques comme les défilés contre le contrat première embauche (CPE) en 2006 et la réforme des retraites en 2007, où ils se joignent souvent aux « casseurs ». On les remarque aussi dans les rassemblements de soutien aux sans-papiers ou les protestations contre les expulsions. Les cortèges de militants altermondialistes à l'occasion des sommets du G8 constituent pour eux des points de ralliement obligés. Leurs retrouvailles avec leurs homologues européens y suscitent des déchaînements de violence -comme à Gênes, en 2001, où les carabiniers s'étaient laissé entraîner dans une sanglante bataille rangée.

Mais, si leur vigueur et leur résistance surprennent dans les bagarres avec les forces de l'ordre, ils n'ont pas le profil des skinheads et autres brutes de l'extrême droite fascisante. « Ils ne constituent pas une organisation structurée, mais ils ont une culture politique et une formation idéologique bien supérieures, explique un dirigeant policier. Et ils maîtrisent les techniques de la guérilla urbaine, ce qui les rend redoutables. » Ils lisent la presse (même s'ils dénoncent sa « soumission au capitalisme »), communiquent via Internet, animent parfois des sites Web dont l'objet apparent est le soutien aux prisonniers ou aux immigrés. Ils rêvent de grèves générales et leur référence continue d'être Action directe, qui enchaîna hold-up, attentats et assassinats dans les années 80. D'où la crainte policière de voir ces émules passer à l'acte un jour. Signe d'une adulation jamais démentie : en décembre 2007, un petit groupe de sympathisants toulousains, le Mix'Art Myrys, organisait une vente de tableaux au profit d'un comité de soutien aux prisonniers politiques d'Action directe-Nathalie Ménigon, l'un des pivots d'AD, est en semi-liberté au centre de détention voisin de Seysses...

Bombes et sabotages

Les RG locaux évoquent parallèlement l'existence, dans l'agglomération toulousaine, de plusieurs squats politiques de la même mouvance, dont un, baptisé Le Pavillon sauvage, a investi des bâtiments militaires. Les registres policiers attribuent aussi à la mouvance d'ultragauche plusieurs tentatives d'attentat non revendiqués dans la Ville rose : des jets de cocktails Molotov en série, en avril 2007 (juste avant la visite de Ségolène Royal), contre la Chambre régionale des comptes, l'ANPE et le Conseil économique et social ; le dépôt d'un réchaud piégé devant un poste de police le 14 juin suivant ; et même une bombe artisanale placée au centre de rétention administrative des Minimes, le 16 octobre, avant la visite annoncée du préfet...

Le 7 mars, d'autres bombes ont été désamorcées devant le centre des impôts, et une semaine plus tard devant l'entrée de l'immeuble qui abrite le siège régional du Medef : un flacon isotherme empli de liquide explosif qui fit long feu, mais qui rappelle-par l'objectif et la méthode-l'engin retrouvé dans les toilettes d'HEC, à Jouy-en-Josas, le 23 août 2007, près de l'amphithéâtre où se tenait l'université d'été du Medef, que devait inaugurer Laurence Parisot et qui attendait la visite de Nicolas Sarkozy... Les 16 bouteilles pleines d'un mélange d'essence et de white spirit étaient reliées à un dispositif de mise à feu équipé d'un minuteur. « Une bombe artisanale mais de bonne facture », avaient diagnostiqué les experts-qui se déclencha sans exploser.

Sans atteindre le degré d'organisation ni l'efficacité des « modèles » d'AD, de telles tentatives devenues courantes font craindre aux RG « la renaissance d'un terrorisme de nature idéologique » à la gauche de l'extrême gauche électorale (celle de la LCR et de Lutte ouvrière), que ces militants autonomes jugent embourgeoisée et vendue au système. Leurs tracts et leurs slogans n'appellent pas au rejet du capitalisme mais à sa « destruction » , de même qu'à celle des symboles de « l'Etat répressif » : prisons, locaux de police ou de justice. Les spécialistes du ministère de l'Intérieur n'excluent pas que de tels partisans, électrons libres évoluant à la gauche des syndicats SUD, soient aussi à l'origine des sabotages de voies ferrées perpétrés au moment des grèves de la SNCF en 2007.

Le 23 janvier, un jeune couple a été arrêté par des douaniers au péage autoroutier de Vierzon (Cher). Déjà repérés dans des squats autonomes de Rennes, Nantes et Montreuil-sous-Bois, ils cachaient dans leur voiture 1,6 kilo de chlorate de soude et un mode d'emploi en plusieurs langues pour la fabrication de bombes artisanales à partir de ce produit. Ils détenaient aussi les plans détaillés du centre de détention pour mineurs de Porcheville (Yvelines).

L'enquête a révélé un étonnant recoupement : l'ADN de la jeune femme correspondait à une empreinte relevée sur l'engin explosif trouvé sous une voiture de police en mai 2007, aux abords du commissariat central du 18e arrondissement de Paris-un attentat revendiqué par... les indépendantistes corses du FLNC-Union des combattants ! « Les militants de ces mouvances n'ont rien de commun, mais ils se croisent souvent dans des foyers ou des lieux réservés aux associations », explique un responsable policier.

A Fontenay-sous-Bois, le 19 janvier, trois autres de ces « routards anarcho-autonomes » -selon les RG-avaient été interceptés en possession de substances explosives et de clous, alors qu'ils se rendaient à une manifestation sous les murs du centre de rétention administrative de Vincennes. A Rennes, les enquêteurs ont saisi des tracts détournant de vieux slogans féministes : « Si je sais faire un gâteau, je sais faire une bombe. » Dans l'Aude, une note récente relevait la montée des agitations contre l'usine d'OGM de Monsanto et prévenait : « L'usage d'explosifs artisanaux n'est plus exclu. » Plus modestement, les RG de l'Hérault ont signalé les débordements de militants qui appelaient à « brûler les voitures des bourgeois » et joignaient le geste à la parole. Loin d'endiguer cette progression, les arrestations de ces militants alimentent la contestation et renforcent les mouvements qui la relaient. De nombreux comités de défense se sont créés ces derniers mois, ainsi que des « caisses de soutien » aux détenus. L'une d'elles, baptisée Calimero-du nom du poussin noir du dessin animé dont le leitmotiv est : « C'est trop inzuste » -, appelait récemment à « la continuité de révoltes qui peuvent être individuelles ou collectives et prendre diverses formes ». Un site Internet d'ultragauche reproduisait, il y a quelques jours, la lettre de deux des trois militants interpellés à Fontenay, écrite de leur prison. « Nous espérons, concluaient-ils, que nous sommes nombreux à avoir cette rage au coeur pour tisser les solidarités qui feront les révoltes. » L'un des internautes a répondu : « Tenez bon. On est avec vous. En pensée et en action. »

Tour d'Europe de l'ultragauche En Grèce, depuis le démantèlement (en 2003) du groupe historique du 17-Novembre, à l'origine d'une cinquantaine d'attentats entre 1975 et 2000, de nouveaux groupes sont apparus : le principal est EA (Lutte révolutionnaire), auteur d'une attaque contre le convoi du ministre de la Culture en 2006 et d'un tir de roquette contre l'ambassade des Etats-Unis à Athènes. D'autres groupes anarcho-révolutionnaires ont parfois ciblé des intérêts français-des concessions Renault et Citroën en 2006-en réplique à des expulsions de squats autonomes dans notre pays. En Allemagne , de petites cellules révolutionnaires se sont signalées à Berlin et à Hambourg, ainsi que lors du sommet du G8 à Heiligendamm, au printemps 2007. Le 2 juin 2007, à Rostock, une troupe de militants ultraviolents s'est attaquée à coups de cocktails Molotov et de feux d'artifice aux forces de l'ordre, blessant 433 agents et policiers. En Espagne, les héritiers des Grapo (Groupes d'appui à la résistance antifasciste), dont le dernier commando a été arrêté en janvier 2008 à Barcelone, s'appellent Okupas, actif en Catalogne, et Antifa, implanté à Madrid ; ces deux mouvements multiplient notamment provocations et bagarres contre la police locale. En Belgique, d'ex-membres des anciennes Cellules communistes combattantes ont formé un Bloc marxiste-léniniste, dont la propagande s'alimente du conflit nationaliste entre Wallons et Flamands Italie : Les Brigades rouges ne sont pas mortes Le 2 mai 2003, le contrôle de routine d'un couple dans un train à proximité de Florence dégénère en fusillade. Un agent et Mario Galesi, l'homme qui avait ouvert le feu contre les policiers, périssent. Nadia Desdemona Lioce, la femme du couple, est arrêtée. Les nouvelles Brigades rouges sont décapitées. Car, vivant en clandestinité depuis 1995, Nadia Lioce, 45 ans, était devenue la chef des terroristes se revendiquant des BR. C'est sa cellule qui avait assassiné en mai 1999 l'économiste Massimo D'Antona et en mars 2002, le conseiller du ministre du Travail Marco Biagi. L'agenda et l'ordinateur de Nadia conduisent à l'arrestation de ses compagnons d'armes. A l'époque, l'arrestation de l'intégralité des membres des Brigades rouges-Parti communiste combattant (BR-PCC) est considérée comme l'éradication des derniers vestiges des BR. Erreur. En février 2007, un coup de filet conduit à l'arrestation d'une quinzaine de militants se revendiquant des nouvelles Brigades rouges. La police découvre une cache d'armes et des documents qui indiquent la préparation d'attentats contre deux journaux, Il Corriere della sera et Libero , et contre la villa de Berlusconi en Sardaigne. La présence de sept syndicalistes sur les quinze personnes incarcérées est un choc pour l'opinion, car elle semble indiquer une complicité entre terrorisme et monde syndical, comme dans les années 70. Les derniers militants arrêtés appartiennent à une génération spontanée qui n'a pas connu les acteurs des « années de plomb » et qui a poussé dans les réseaux alternatifs des squats. Elle réunit altermondialistes, anarchistes et une frange d'écologistes durs. La police redoute que le retour au pouvoir de Silvio Berlusconi ne relance des violences similaires à celles du début des années 2000 commises contre des banques, des tribunaux et des sièges de son parti, Forza Italia.

Hervé Gattegno, Le Point, pp 38-41, numéro du 1er mai 2008"

-Le chlorate de soude c'est du désherbant, il en faut de grande quantité pour pouvoir faire des explosifs, pour le soit-disant "attentat" du 19 janvier ils allaient apparemment  s'en servir pour son fort dégagement de fumée lorsqu'il est enflammé pour se rendre visible des sans-papier enfermés à Vincennes (pour montrer qu'il y avait des gens à l'extérieur solidaire avec les sans-papier)

-Le FLNC est un groupe nationaliste corse rien à voir avec les anarchistes

-Ad trouvait les libertaire et autonomes pas assez radicaux

-Ad était marxistes-léninistes , pas anarchiste 

-mix'art myrys n'est pas un groupe de soutient à Ad, il suffit d'aller voir ses partenaires sur son site web, il s'agit juste d'un collectif d'artiste.

-Les CCC étaient des marxistes-léninistes, donc rien à voir avec les anarchistes

-antifa est un groupe antifasciste.

- GRAPO est un groupe terroriste maoiste


Il n'y a pas que les clous qui soient tordus


Le 19 janvier dernier, trois personnes ont été arrêtées dans le Val-de-Marne. Elles sont depuis mises en accusation pour “association de malfaiteurs”, “détention et transports d'engins incendiaires ou explosifs en vue de détruire des biens ou de commettre des atteintes aux personnes”. Bigre !

- “Association de malfaiteurs”, ont-elles détourné des millions, comme tant de vulgaires politiciens et de grands patrons ?*1

- “Détention d'engins explosifs”, ont-elles construits subrepticement une centrale nucléaire, ontelles préparé un petit Tchernobyl ?*2

- “Explosifs en vue de détruire des biens”, ont elles, comme Elf-Total-Fina, entreposé aux portes d'une ville de quoi tuer d'un coup plus de trente personnes et éventrer des milliers d'habitations (ce qui est le bilan, très partiel, de l'explosion de l'usine AZF
à Toulouse) ?*3

Que nenni. Les personnes arrêtées, oyez braves manants la gravité des faits, possédaient :

- premio un fumigène fait maison,
- deuxio des pétards,
- et tercio et derniero… des clous tordus.

Ouf. Heureusement, elles n'avaient pas, en plus, deux ou trois punaises rouillées, car là, ça devenait vraiment grave*4.

Bref, tandis que nos aimables chasseurs français gambadent en toute innocence dans la nature armés jusqu'aux dents, tirent sur tout ce qui bouge et réussissent à tuer, bon an mal an, une dizaine de promeneurs et de cueilleurs de champignons, voici
nos trois jeunes gens poursuivis pour détention de clous tordus*5.

Il est vrai que, ces personnes étant fichées pour leurs idées politiques par la police, la garde-à-vue de 48 heures, la
perquisition en vue de ravager leur appartement et le recours à la section anti-terroriste coulaient de source.

Reste aussi une des opération médiatique les plus minables qu'on ait vu depuis longtemps. Ce n'est pas ici que l'on s'étonnera du rôle joué par les médias. Nous n'attendons d'eux ni la moindre honnêteté,ni de la rigueur intellectuelle, ni même un simple recul. Mais ici, ils se sont carrément laissés aller à des "copier/coller". Du titre ravagé du Parisien, “Les anarchistes transportaient une bombe en kit” (22 janvier 2008) à ce que beaucoup de lecteurs
ont d'abord pris pour une “publi-rédaction” du ministère de l'intérieur (avant de comprendre qu'il s'agissait d'un “article”) dans le Monde (2 février), la “source” des informations est manifestement unique. Pas besoin de beaucoup se remuer les
méninges pour comprendre de quel marigot elle sort. Certes, pour trois clous tordus et un fumigène, il n'y avait pas de quoi mobiliser les grands plumes, mais nos médias auraient au moins pu mettre un stagiaire sur le coup. Il aurait rapidement appris que les
personnes arrêtées se rendaient à une des nombreuses
manifestation contre les centres de rétention.

Ces rassemblements, et notamment celui de Vincennes où elles allaient plus précisemment, ont été agrémentés à plusieurs reprises par l'utilisation de fumigènes, de feux d'artifices et autres pétards pour dérouter la police et signaler aux retenus qui
luttent à l'intérieur la mobilisation à l'extérieur : ce fut le cas le 31 décembre, tout comme le 3 janvier, le 5, le 19 et encore plus récemment le 2 février. Pas difficile donc de deviner à quoi pétards et fumigènes étaient destinés. Quant aux clous tordus, ils évoquent
plutôt des "crèves-pneus" que des armes de destruction massive.

D'ailleurs, plutôt que de tant parler de ces fameux fumigènes et des clous tordus, c'est bien d'un coup tordu qu'il faudrait d’abord parler. Un coup tordu politico-policier qui a pour objectif évident d'essayer d'enrayer la lutte contre les centres de rétention et
plus généralement contre l'oppression.

Un coup tordu auquel doit répondre la solidarité la plus ample.

Papy Nou
(paru dans Anarchosyndicalisme !, journal de la CNT AIT de Toulouse http://cnt-ait-toulouse.fr)



_1. Les politiciens et les patrons détourneurs de millions vont bien, merci pour eux

_2. Les "responsables" du gouvernement qui nous ont affirmé que le nuage de Tchernobyl contournait la France et que nous ne risquions rien vont bien, merci pour eux

_3. Les "responsables" d'Elf-Total-Fina qui ont réuni les conditions pour cette catastrophe majeure vont bien, merci également pour eux

_4. Et ils ont aggravé leur sort en refusant, lors de leur garde-à-vue, de se soumettre à la "signalisation" (photos, empreintes, ADN)

_5. Deux personnes sont incarcérées, l'autre sous contrôle judiciaire.

======================================

Pour tout soutien à ces trois personnes, s’adresser à
Kalimero : Kalimeroparis@gmail.com
Pour l’aide financière, utilisez le compte du Crédit
Mutuel 10278 06 137 000 204 71 901, clef 07

Projection debat - Zapatisme urbain a New York - Paris 4 mai 2008

18h00 : projection du film « Rencontre à New-York pour la dignité et contre le
néolibéralisme »
puis débat avec Juan Haro membre du « Movement for Justice en el Barrio » de Harlem
(New-York)

Dimanche 4 mai à 18h00 au CICP
21 ter rue Voltaire 75011 Paris Métro : Rue des Boulets ou Nation
Prix libre

Le « Movement for Justice en el Barrio » est une association de migrants mexicains
de New-York. Ils sont adhérents de l?Autre Campagne, le vaste mouvement initié par
les zapatistes en 2006 pour créer des liens et des solidarités entre tous ceux qui
luttent en « bas, à gauche » au Mexique et partout dans le monde. Habitants d?un
quartier de Harlem, leurs maisons ont été racheté par une multinationale de Londres
et ils sont depuis menacés d?expulsion dans le cadre d?un vaste programme de
rénovation et de spéculation immobilière.

Dans l?esprit de l?Autre Campagne zapatiste, ils ont lancé une campagne
internationale pour mobiliser autour de leur lutte, moyen également de mettre en
lumière les ravages du néo libéralisme.

Cette projection et ce débat seront l?occasion de savoir comment des migrants
s?organisent à Harlem autour de luttes locales mais aussi ce que représentent et
signifient pour eux (migrants, urbains) faire partie de l?Autre Campagne zapatiste,
les engagements et responsabilités que cela représente dans la solidarité avec les
autres luttes..


_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
http://ainfos.ca/cgi-bin/mailman/listinfo/a-infos-fr
http://ainfos.ca/fr

Projection debat - Sexualite - Caen 2 mai 2008

Projection-débat le 2 mai à 20H30: "le clitoris, ce cher inconnu"

Cette soirée sera ouverte par une introduction sur les inégalités sociales. Ensuite
sera projeté le documentaire "Le clitoris, ce cher inconnu", puis s'ensuivra une
analyse sur l'éducation sexuelle en France.
Enfin, un débat suivra, tentant de déconstruire les catégories sexuelles
dominantes. Cette soirée est organisée par le collectif féministe "La toison rouge"
et soutenue par la revue "La vulve".

AU SQUAT LE PAVILLON NOIR (CAEN)
10 boulevard Poincaré (Arrêt de tram aviation)

http://www.anartoka.com/squat ? 06 31 02 41 18
La_mauvaise_herbe(a)no-log.org

Dans la même semaine:
Le 1er mai: pique nique le midi,débat sur le mal logement, slam et graph...

plus d'infos sur le site.


[ expediteur/expeditrice <la_mauvaise_herbe@no-log.org> ]
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quand un gars du ministère de la honte insulte les gens

Une plainte pour "injures racistes" a été déposée contre le responsable du pôle communication du ministère de l'immigration et de l'Identité nationale, Gautier Béranger, apprend-on mercredi 30 avril dans le Canard enchaîné.

Cet adjoint du secrétaire général du ministère Patrick Stefanini, est accusé d'avoir traité de "sale noir" un vigile de l'hypermarché Carrefour Bercy de Charenton (Val-de-Marne) qui appliquait une procédure habituelle de l'enseigne lorsqu'un paiement par chèque excède les 250 euros. "Vous n'avez pas le droit de toucher mes papiers, vous pouvez faire une croix sur votre carrière, c'est moi qui donne les accréditations aux sociétés de gardiennage", se serait emporté Gautier Béranger, selon Le Canard, alors que le vigile emportait ses papiers pour vérification. Et de menacer l'homme de le "renvoyer dans son pays", ce qui selon l'hebdomadaire "serait difficile", le vigile étant Français.

Démenti

Soutenu par des employés et des clients qui lui proposent alors de témoigner, l'insulté a déposé plainte au commissariat du XIIème arrondissement parisien tout proche. Gautier Béranger nie pourtant les faits rapportés. "Impossible !" dit-il au Canard enchaîné. "J'ai discuté très gentiment avec un monsieur fort sympathique d'ailleurs, je me suis inquiété de savoir où il partait avec mes papiers et lui m'a demandé où je travaillais" assure le conseiller.

DÉMISSION ET DISSOLUTION IMMÉDIATE DU MINISTRE ET DU MINISTÈRE DE LA HONTE NATIONALE

source: indymédia paris IDF

APPEL A TEMOINS : Violences policières / Flamme Olympique

Bonjour,

Etant donné le grand nombre de violences infligées aux manifestants lors du passage de la flamme olympique le 7 avril à Paris, des plaintes ont été déposées. En effet, on ne peut tolérer que des manifestants pacifiques aient eu à subir un tel traitement, indigne du pays des droits de l'homme.

Pour étayer ces plaintes, nous avons besoin de tous les témoignages.

Si vous avez été personnellement victime de violences policières le 7 avril, ou si vous avez été personnellement témoin de ces violences (du simple arrachage de drapeaux jusqu'aux violences sur un ou des manifestants), votre attestation est importante.

Vous trouverez à l'adresse http://www.libertibet.net/appelatemoins.htm un modèle d'attestation à écrire à la main pour témoigner. Et également ci-dessous en texte. Les personnes qui remplissent une attestation doivent joindre une photocopie de pièce d'identité.

Il faut être factuel (voilà un exemple : tel jour à telle heure et tel endroit, j'ai vu Mr X ou Mme Y qui manifestait pacifiquement au passage de la flamme olympique, se faire maltraiter par les policiers qui lui ont fait telle et telle chose etc... alors que lui meme n'exercait aucune violence etc... il a été projeté au sol par les policiers, qui l'ont ensuite frappé de telle et telle facon etc). Bien décrire ce qu'il s'est passé, être précis et ne dire que ce que l'on a vu personnellement. Eventuellement décrire le(s) policier(s) (Police, CRS, ou Police en civil etc)

Egalement collecter le plus possible de photos ou videos des violences. Si vous connaissez quelqu'un qui souhaiterait témoigner, merci de lui transmettre ce message. N'hésitez pas à me contacter au lien ci-dessus pour plus d'informations, ou pour que je vous indique comment nous faire parvenir votre attestation.

Christophe


ATTESTATION

Je soussigné(e), M

Né(e) le à

Demeurant

Profession

Déclarant n'avoir aucun lien de parenté ou d'alliance avec aucune des parties et ne pas être sous leur dépendance économique (ou, s'il en est ainsi, préciser le lien)

certifie l'exactitude des faits ci-après, pour en avoir été le témoin direct :

Je délivre la présente attestation à M et je suis informé(e) du fait que celui-ci (celle-ci) doit la produire en justice, dans le procès qu'il a engagé contre M J'ai parfaitement connaissance de ce que toute déclaration mensongère de ma part m'exposerait à des sanctions pénales

Fait à le

N.B. L'attestation doit être écrite, datée et signée de la main de son auteur - article 202 du Nouveau Code de Procédure Civile. Joindre une photocopie d'une pièce d'identité : carte d'identité, passeport, carte de séjour, permis de conduire.

source: indymedia paris IDF

mercredi, avril 30 2008

conseils aux lycéen-ne-s

Voici quelques conseils d'un "vieux" militant qui prétend modestement apporter son point de vue sur les luttes lycéennes d'en ce moment en espérant qu'il leur servira un peu.

Mon jugement est parfois sévère mais il s'agit bien de conseils amicaux (un ami n'est-il pas aussi celui qui vous dit franchement quand il pense que vous prenez un mauvais chemin ?)

Tout d'abord, je pense qu'avoir fixé la prochaine manif, le 15 mai, c'est n'importe quoi... Soit on est en lutte, soit en ne l'est pas et ça n'a aucun sens de retourner en classe sans avoir eu sattisfaction... A moins, bien sûr, d'admettre que le mouvement a échoué, ça arrive (on ne gagne pas à tous les coups) mais alors ça ne sert à rien de se faire un baroud d'honneur pour la forme : on rentre chez soi et on attend la prochaine... Donc, si le mouvement a encore de l'énergie, la prochaine manif ça devrait être demain, après demain et encore après ! ! !

La politique de "journées de mobilisation" et de coups d'éclat ne sert pas les intérêts des lycéen-ne-s mais seulement les bureaucrates de la FIDL et autres centrales similaires (des manipulateur-ice-s de luttes souvent affilié-e-s aux JS ou aux JC qui font leurs premières passes d'armes dans le syndicalisme lycéen avant de finir à l'UNEF puis à la CFDT)... Ces gens là ne sont pas vos allié-e-s, pas même des gens avec qui on peut négocier : ce sont vos ennemi-e-s déclaré-e-s et vous le découvrirez bien assez tôt.

Vous êtes généralement très jeunes mais ne vous complaisez pas dans l'idée discriminatoire, répandue par les "adultes",selon laquelle le monde et la politique seraient trop compliqués pour vous : parlez d'égal-e à égal-e avec n'importe qui et dites vous bien que ni le ministre ni le proviseur ne savent mieux que vous comment vit un lycée !

vous devez vous préparer à prendre vos luttes en main, à parler seul-e-s en votre nom, et à assurer l'autonomie de vos luttes !

Si vous ne changez pas de stratégie très vite, votre mouvement se cassera la gueule bientôt et les plans que vous combattez passeront comme une lettre à la poste avec la complicité de celles et ceux que vous pensez aujourd'hui être vos porte-paroles

Fouttez les syndicats dehors de vos cortèges, refusez les délégations de pouvoir et ne négociez jamais !

Seule la lutte paye ! seul le rapport de force fera reculer le gouvernement !

Lorsque je parle de "rapport de force", ce n'est pas forcément violent (l'opinion lycéenne ne semble pas prête à accepter l'usage de la violence même si personnellement je crois qu'elle est souvent utile) mais il faut taper l'état là où ça lui fait mal : au profit... Sortez de vos lycées, bloquez les routes (les autoroutes, je veux dire, pas des sit-in symboliques), les gares, les aéroports, occupez vos rectorats et refusez la coexistence avec les "jaunes" (c'est à dire les vendu-e-s qui ne font pas grêve). Lorsqu'un lycée est en grêve, aucun cours ne doit avoir lieu : bloquez les entrées et SABOTEZ LA REPRESSION... Le meilleur moyen de rallier à vous les élèves qui ont peur de "se faire punir" s'ils font grêve c'est d'empêcher que les absences soient relevées... C'est très simple à mettre en place : il suffit de bloquer le bureau de la personne qui s'occuppe de ça.

OCCUPEZ VOS LYCEES JOUR ET NUIT : c'est en vivant ensemble qu'on apprend à se comprendre et à parler vrai... Et ORGANISEZ DES DEBATS SUR CE QUE VOUS VOULEZ REELLEMENT quitte à changer de ligne politique aussi souvent que vous le voulez... Ca n'est pas important de paraître crédible dans ce qu'on revendique... L'imagination est bien plus importante qu'on ne le croit et vous vous apercevrez bien vite que des choses qui vous paraissent aujourd'hui complètement absurdes et lointaines se présenteront alors comme à portée de main. Par exemple, vous demandez aujourd'hui à avoir encore plus de profs mais vous êtes vous vraiment demandé si vous aimiez qu'un individu, prétende avoir autorité sur vous ? Ne seriez vous pas interréssé-e-s par une éducation sans autorité ? Ou les colles, les notes, les ordres, ça n'existerait plus ? Et d'ailleurs, souhaitez vous même être éduqué-e-s ?

L'univers des possibles s'élargit très vite dans la lutte.

Si vous parvenez à lutter ensemble avec des non-lycéen-ne-s (des profs ? des étudiant-e-s ? des ouvrier-e-s ?) c'est bien mais assurez vous de garder votre autonomie : leurs intérêts ne sont pas les votres et vous devez décider seul-e-s de la direction de votre mouvement...

Pour garder le contrôle sur vos luttes, pas de secret : décidez TOUT TOUT TOUT, absolument TOUT en assemblée générale et refusez les tractations secrètes... Une AG n'est certes pas libre de toute manipulation mais c'est encore ce qu'on fait de moins pire et il existe des moyens de limiter les phénomènes de manipulation : par exemple, s'il y a une personne pour désigner qui prend la parole, il faut que ce soit à chaque AG une personne différente et qu'elle ne prenne pas elle même la parole entre chaque intervention... De même, n'hésitez pas à demandez leur avis aux gens timides et prennez le temps de vous écouter. Les personnes qui coupent la parole aux autres et parlent plus fort pour couvrir les autres voix doivent impérativement être remises à leur place voir EXCLUES du mouvement... Evitez évidemment les discriminations de tout type dans le temps de parole.

Essayez de prendre les décisions au consensus aussi souvent que possible afin de ne pas exclure les minorités, mais il est parfois indispensable de voter : dans ce cas, un-e individu-e possède bien évidemment une voix mais les non-grêvistes n'ont ni le droit de vote ni le droit de parole et les non-lycéen-ne-s n'ont qu'une voix consultative.

Voili. Voilou, j'espère ne pas avoir paru trop "donneur de leçons"... Bonne chance pour la suite du mouvement !

source; indymedia paris idf

Faut il encore libérer nos camarades ?

Il en est du premier mai comme de mai 68 , plus les spécialistes en parlent moins on sait de quoi il s'agit ; au départ les choses étaient simples, la ligne de démarcation entre le bien et le mal se situait de part et d'autre de la matraque . Maintenant , on ne parle plus des "paniers a salade" pris spontanément d'assaut le 6 mai 1968 par les manifestants pour libérer leurs camarades , non . Aujourd'hui c'est beaucoup plus compliqué . Le vieux Pétain et les nouveaux illusionistes, ceux qui déclarent un policier "de gauche " dés lors qu'il se syndique , se sont donnés la main pour rendre obscure la pratique la plus claire qui soit : la solidarité . Faut il encore libérer nos camarades ? A croire que pour certains la réponse soit devenu bien complexe voire négative .

Pour preuve , puisque nous sommes a Toulouse, qui parle encore de Olivier Théron ? Personne, ou presque . Pourtant ce jeune homme était encore au mitard la semaine passée, du 12 au 19 avril exactement, parcequ'il a résisté aux abus de l'administration pénitentiaire . J'ai attendu de tous ces discours sur la "convergence des luttes" que l'une ou l'autre des organisations, qui se disent antisarkozystes, évoque le cas de ce militant emprisonné depuis maintenant 6 mois a Seysses et cela pour avoir jeté un yaourt sur la voiture de celui qui allait devenir notre président de la chose publique . En vain, rarement logorrhée militante fut si silencieuse sur l'évidence , si volubile pour ne proposer que du vieux . Entre la création d'un nouveau parti , encore plus "convergent" , et la célébration de mai 68 , elle a trouvé de quoi occuper ce qu'elle nomme pompeusement un débat et concocter dans les cuisines des appareils politiciens les vieilles recettes de la récupération .

Il y a donc en ce moment en prison des jeunes militants comme Olivier ici , comme Ivan et Bruno a Paris , et bien d'autres qui sont l'honneur du mouvement de résistance actuel contre cette société, et bien ces organisations n'en parlent pas , elles les oublient . Ce mutisme indécent elles tentent de le recouvrir d'un tintamarre grossier . Ne nous y trompons pas, les discours unitaires et leurs prolongements festifs ont trouvé là leur aboutissement final : Le moyen d'une diversion c'est précisément de divertir
source: indymédia paris IDF

lundi, avril 28 2008

Réunion publique de "Révolution internationale" à Caen le 3 Mai

Le samedi 03 Mai de 17H00 à 20H00, bar "LR de Rien" (ex bar "Le Charlemagne") 6, rue Pierre Aimé Lair 14000 Caen - salle au premier étage. Thème : Mai 68 et la perspective révolutionnaire Le fait que les "soixante-huitards" les plus éminents (Cohn-Bendit, Glucksmann, July …) soient devenus aujourd'hui des porte-parole patentés de l'ordre établi nous est présenté par certains comme une preuve que Mai 68 n'était nullement porteur d'un message révolutionnaire. Les idéologues bourgeois de tous bords s'accordent pourtant pour dire qu'il y a un "avant-Mai 68" et un "après-Mai 68". Mais pour eux, derrière "l'évolution des mœurs" depuis 68, il y a une simple "adaptation" à une société capitaliste plus moderne ou plus progressiste. En réalité, il y a bien eu un changement de période historique depuis Mai 68 où la grève de masse de plus de 9 millions d'ouvriers a traduit la fin de la longue période de contre-révolution subie par le prolétariat après l'écrasement de la vague révolutionnaire de 1917-1923. Les événements de Mai 68 ont ouvert une nouvelle perspective de développement international de la lutte de classe. source: indymédia paris IDF

samedi, avril 26 2008

Taser - La police municipale vous tient au courant !

Selon une dépêche AFP du 17 avril, le ministère de l’Intérieur s’apprêterait à autoriser les maires à équiper leur police municipale de pistolets à électrochocs, en modifiant le décret 2000-276 relatif à leur armement.

Ces pistolets présentés comme non mortels sont pourtant dénoncés tant par le Comité contre la torture de l’ONU, le Comité de prévention de la torture du Conseil de l’Europe que par l’ensemble des ONG de défense des droits de l’Homme. Aujourd’hui, ils équipent plus de 3 600 policiers, gendarmes et gardiens de prison.

Après publication de ce décret en préparation, pas moins de 17.000 policiers municipaux seraient potentiellement en mesure d’administrer une décharge de 50 000 volts à tout contrevenant.

RAIDH (Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme)s’alarme de la mise à disposition de ce pistolet aux policiers les moins formés… et rappelle que tout s’oppose à cette décision :

1) Le Comité contre la Torture de l’ONU a tranché : dans son rapport sur le Portugal il s’inquiète que « l’usage de ces armes provoque une douleur aigue, constituant une forme de torture, et que dans certains cas, il peut même causer la mort, ainsi que l’ont révélé des études fiables et des faits récents survenus dans la pratique », recommandant le retrait de ces armes pour l’ensemble des forces de police du pays.

2) En France, une enquête sur l’usage du Taser X26 par la gendarmerie nationale a montré que dans 83% des cas, le Taser X26 est utilisé en dehors des conditions restrictives de légitime défense et d’état de nécessité, usages prioritairement envisagés par les procédures internes.

3) La Commission nationale de déontologie de la sécurité a déjà relevé deux cas manifestes d’usage disproportionné du Taser X26 en France par des personnels en théorie mieux formés que les policiers municipaux,

Enfin, on ne peut que regretter qu’aucune étude indépendante sur les effets du Taser X26 n’ait été diligentée en France par l’administration française, ce en dépit d’une quinzaine d’interpellations de parlementaires souhaitant réguler l’usage du Taser en France.

Par conséquent, RAIDH dénonce la modification imminente du décret Numéro 2000-276 du 24 mars 2000 qui vise à autoriser les policiers municipaux à être équipés de pistolets à impulsions électriques.

Ces arguments semblent pour autant peu peser par rapport au lobby commercial dont les autorités publiques font l’objet. On s’interroge notamment sur l’heureux hasard des calendriers entre publication imminente du décret et la présence programmée sur le territoire français du PDG de Taser International. Rappelons ici qu’après Amnesty International qui a gagné son procès, RAIDH fait également l’objet de poursuites par le distributeur ayant le monopole de la vente de ces armes en France…[1]

« A l’heure où la population se défie de sa police, alors que la rigueur guide les politiques publiques, c’est quand même rageant de voir que des responsables politiques font confiance au lobby commercial de vendeurs d’armes, chères en plus ! » s’indigne Julien Bayou, de RAIDH.

Aline

source: betapolitique.fr

vendredi, avril 25 2008

1er MAI ROUGE ET NOIR

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* Si aujourd'hui le premier mai est significatif pour la majorite de la population de jour ferie,il n'en fut pas toujour ainsi. Avant que Petain ne decrete cette " fete du travail " le premier mai etait un jour marquer par d'importantes greves ou les travailleurs tentaient de " faire la fete " aux patrons et a l'etat. Cette journee etait en effet un evenement,bien souvent placee au centre de l'action syndicale,voyant des travailleurs de tous le pays " chomer " au meme moment afin de reclamer la satisfaction de leurs revendications. Des origines du 1er mai 1886 a Chicago ou,a la suite d'une emeute, 7 syndicalistes anarchistes furent condamnes a mort,a la resolution du congre socialiste international de 1889 a Paris sur la date du 1er mai comme date de manifestations dans tous les pays pour la journee de 8 heures et a la greve generale du 1er mai 1906,en passant par la fusillade du 1er mai 1891 a Fourmies,c'est cette tradition de lutte que nous voulons reaffirmer.

* Petite liste de corteges et manifestations anarchistes et anarcho-syndicalistes :

* Lyon : 9h30 devant le rectorat

* Besancon : 10h30, place de la revolution

* Lilles : 10h30,porte des postes

* Toulon : 10h,place de la liberte

* Chambery : 10h,palais de justice

* Perpignan : 9h30,place arago

* Strasbourg : 10h,place de la bourse

* Toulouse : 12h,place abbal(3eme marche sur la prison de Seysses)

** Autres manifestations sur Paris,Rouen,Grenobles,Montpellier,Bordeaux, Marseille etc... voir presse anarchistes et locales.

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le vendredi 25 avril 2008 à 08h52
source: indymédia paris idf

Appel pour Chernobyl day-Samedi 26 Avril

Appel pour Chernobyl day : http://www.chernobyl-day.org/

Rendez Vous à 10h samedi 26 prochain, devant les marches de l'Opéra Garnier, Place de l'Opéra, 9eme, Métro Opéra (Lignes : 3, 7, 8).

Rassemblement à 10h pour aller ensuite vers le siège d'AREVA au 33, rue Lafayette.

Il est demandé de venir vêtu en Noir, pour le deuil des victimes de Tchernobyl, avec juste un masque et un badge jaune « Nucléaire Non Merci » ou autres (mais jaune si possible…).

D'autres personnes sans masque pourront tracter pour Tchernobyl et le festival du film court Sortir du nucléaire commençant l'après midi à 14h Salle Jean Dame, Métro sentier, L3.

Il y aura des masques et des badges pour ceux qui n'en n'ont pas.

Contact : sortirdunucleaire75@no-log.org 06 64 52 91 03

le mardi 22 avril 2008 à 15h15
source: indymédia paris IDF

jeudi, avril 24 2008

des Ogm cancérigénes en argentine

Cordoba, deuxième ville de l'Argentine, dans le quartier d'Ituzaingo : 5000 habitants, (200 cas de cancer dont 13 cas de leucémie) bordé de trois côtés par des champs de soja transgénique depuis dix ans.

Les Mères d'Ituzaingo accusent les pulvérisations de Roundup Ready d'être la cause de tous leurs problèmes de santé : cancers du sein, bébés malformés, leucémie,… Le sentiment d'impuissance domine chez les mères d'Ituzaingo.

Docteur Mario Carpio : « C'est clair, les cas les plus nombreux de cancer vivaient en périphérie du quartier et très près des champs de soja. Tout ceci n'est pas le produit des caprices du gouvernement actuel. La dictature militaire a servi à nous imposer ce type de modèle agro-exportateur dans le pays, avec tous ses éléments. Nous sommes le laboratoire et nous vendons le soja comme fourrage pour que puissent manger les animaux des pays riches. »

vidéo :

http://internationalnews.over-blog.com/article-18982548.html

succés pour le meeting de solidarité de l'utske

L'organisation kanak a pu compter sur la présence d'éminents syndicalistes comme José Bové ou Alain Mosconi (STC).

Les militants de gauche sont venus en masse hier soir à la Bourse du travail à Paris pour soutenir les syndicalistes calédoniens de l'USTKE. Hier matin 23 d'entre eux ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Nouméa à des peines de prison allant de 6 mois à 1 ans avec, pour certains, de la prison ferme. Quant au président, Gérard Jodar, il a écopé de douze mois de prison dont six mois ferme. Ces condamnations font suite à douze heures d'affrontements qui avaient opposé à Nouméa le 17 janvier dernier, les forces de l'ordre aux adhérents de l'USTKE, dans le cadre d'un long conflit à la société de transport urbain, Carsud, filiale de Véolia. Manifestations lors desquelles Gérard Jodar n'était pas présent.

Entre la diffusion sur grand écran de petits films amateurs sur les affrontements du 17 janvier et la mobilisation des militants contre la répression, se sont succédés à la tribune des syndicalistes et des politiques, assurant leur plein soutien. Jacky Foureau de la CGT a, dans un premier temps, exposé l'histoire du syndicalisme radical sur le Caillou et expliqué ensuite quelle était sa ligne. Le syndicaliste a également évoqué la situation actuelle : « Avec l'élection de Nicolas Sarkozy, la droite coloniale a été très décomplexée et la répression s'abat. Et elle n'est pas nouvelle (...) La violence a toujours été du côté du pouvoir colonial et du patronat local ».

Plus tard Raphaël Mapou du Rheebu Nuu a longuement rappelé les enjeux économiques, sociaux et syndicaux du pays : « Combat autochtone et combat syndical, il s'agit d'abord de former les nouvelles générations car les partis politiques traditionnels n'ont pas eu ce souci de former et de l'impliquer sur un combat, une pratique militante de tous les jours. » Il a aussi expliqué au public l'importance du nickel sur le territoire et comment le précieux minerai se trouvait au centre d'intérêts divergents.

Dans un discours bref et concis, Olivier Besancenot le porte parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a déclaré : « Les camarades de Kanaky ont besoin de cette solidarité qu'on avait pu faire entendre il y a pas mal d'années (...) Dès qu'on touche aux intérêts de la mondialisation, ce qu'ont fait les camarades de l'USTKE, et bien ça réprime et ça réprime dur (...) Tout le symbole de la journée d'hier où la classe politique à l'unisson, avec monsieur Sarkozy en tête, s'est rassemblée pour célébrer la mémoire d'Aimé Césaire. Et le même jour on a cette peine inacceptable, révoltante, avec des peines de prison ferme. L'Etat colonial sévit et sévit dur. »

Ce fut ensuite au tour d'Alain Mosconi, secrétaire national pour la section « Marins » du Syndicat des travailleurs corses (STC), de prendre la parole pour expliquer : « La diversité, la diversité culturelle, la diversité ethnique, c'est autant de richesses qui appartiennent à l'Universel, qui appartiennent à l'Humanité. » Comparant la situation de la Kanaky et celle de la Corse, il a évoqué les liens unissant les deux îles.

« C'est eux et nous, au-delà de nos pigmentations respectives, dans un même combat. Hier, ils peuvent en témoigner, aujourd'hui, de par ma présence, et demain, tant que nos peuple n'auront pas reconquis le droit à vivre libres sur leur terre, à définir eux-mêmes un schéma économique et social en tenant compte de leur culture, de leur environnement, de leur démographie et bien nous serons contraints de nous inscrire dans un schéma de résistance pour que nos enfants n'aient pas à le faire à noter place ! ».

Après des applaudissements nourris, ce fut à José Bové de monter à la tribune. Ce dernier, qui avait soutenu le syndicat lors de la campagne présidentielle de 2007, a déploré la « justice à deux vitesses » en Nouvelle-Calédonie puis a dénoncé le non respect des accords Oudinot par la droite locale. « L'USTKE sont les seuls fidèles à la parole qui a été donnée. Il y a eu un accord, une négociation, l'Etat français ne le respecte pas mais la droite colonialiste à Nouméa le respecte encore moins ! (...) La solidarité en Kanaky s'organise au delà des différentes branches et à partir de là, les gens sont forts parce qu'ils peuvent aller jusqu'au bout. C'est ça le message de l'USTKE ! ».

Corinne Perron, représentante du syndicat en France, a conclut la rencontre en remerciant les intervenants pour cette mobilisation et en appelant de nouvelles actions le 7 mai face à l'entrée de l'Assemblée générale des actionnaires de VEOLIA à la Grande Arche de la Défense pour "exiger des négociations et l'arrêt des poursuites contre les syndicalistes".


source http://nouvellecaledonie.rfo.fr/article365.html

Argentine : IMPA, la première usine récupérée, délogée

Le délogement a été impulsé par la réclamation d'une dette contractée par les anciens propriétaires de l'usine métallurgique. L'entreprise a été récupérée en 1998, à ce moment-là, la coopérative a pris en charge cinq millions de pesos de crédits pris par la gestion précédente. Ils ont payé une partie de ce montant mais il reste encore près d'un million et demi de pesos impayés. C'est à cause de cette dette que deux des créanciers ont demandé la faillite et la vente publique des biens. Les travailleurs affirment qu'ils étaient arrivés à un accord économique avec les demandeurs, mais le juge a malgré tout ordonné l'opératif qui les a expulsés. Il y aura une audience devant les tribunaux où ils réclameront qu'on les laisse retourner à l'usine.

Pablo Piñeyro est l'un des membres de l'usine récupérée qui campent devant l'entrée. « Nous sommes 90 personnes qui travaillons à IMPA. Vendredi, nous sommes arrivés à un accord avec deux des créanciers, nous leur avons même effectué un premier paiement de 19.500 pesos, mais le juge a donné des arguments administratifs pour le délogement, comme par exemple le fait d'avoir donné l'argent directement aux entreprises au lieu d'avoir effectué un dépôt judiciaire ». Piñeyro parle alors d'une motivation politique comme motif de la clôture.

IMPA a été un symbole des entreprises rouvertes par les travailleurs, ayant été pionnière dans le domaine. À la meilleure époque de sa gestion une fois récupérée, elle a ouvert un centre culturel qui offrait des pièces de théâtre et des ateliers de tout ce que l'on pouvait apprendre : photographie, acrobatie, bande dessinée, musique, histoire, entre autres. Elle a également été la première à monter un baccalauréat populaire pour adultes qui fonctionne toujours aujourd'hui dans un de siège de l'Université de Buenos Aires. Dans les dernières années, cependant, la coopérative a souffert de fortes divisions internes qui l'ont conduite à une situation de crise, au point que la fabrique a même été fermée transitoirement. Elle a changé plusieurs fois de conduction, la dernière en août de l'année dernière, lorsque le groupe de travailleurs qui contrôlaient initialement l'usine, mais qui avaient été déplacés, l'a à nouveau occupée. Eduardo Murúa est le représentant de ce secteur qui a aujourd'hui la majorité dans la coopérative.

L'usine a traversé les derniers cents ans d'histoire argentine. Elle a été fondée en 1910 par des entrepreneurs allemands ; Juan Domingo Perón l'a nationalisée en 1945 et Arturo Frondizi l'a transformée en coopérative en 1961. En 1998, après avoir été vidée pendant plusieurs années, elle a été fermée ; cette même année, cinquante de ses travailleurs ont commencé l'autogestion.

L'usine métallurgique se trouve dans le quartier d'Almagro, au coin des rues Querandíes et Pringles, où elle occupe presque un patté de maisons. C'est un immeuble énorme, de quatre étages et 22 mille mètres carrés. C'est ce qui l'a rendue la cible d'offensives immobilières ; il y a eu l'année dernière une proposition pour la mettre en vente, mais les investisseurs se sont heurtés au refus d'une partie des coopérativistes, dont ceux qui y travaillent depuis plus de 25 ans et qui ont vu l'usine mourir et renaître plusieurs fois.

L'opératif de délogement a été ordonné par le juge Victor Hugo Vitale, du tribunal en matière commerciale Nº4. Les créanciers qui ont présenté la demande de faillite sont une coopérative de crédits et une entreprise de peinture, ancienne fournisseuse de l'usine métallurgique. La fabrique travaillait actuellement à 40 pour cent de sa capacité, en produisant des tubes d'aluminium et des plateaux jetables. Selon Piñeyro, leurs problèmes économiques « sont de type financier, car nous avons beaucoup de demande de production ». La coopérative payait des salaires entre 1200 et 1500 pesos à ses quatre-vingt-dix associés.

Laura Vales, Página/12, jeudi 17 avril 2008

Les travailleurs de IMPA ont été réprimés

Vers 11 heures la police a commencé à réprimer les 200 personnes qui se trouvaient à l'entrée de l'usine récupérée IMPA. Près de 200 personnes accompagnaient les travailleurs pour analyser les mesures à prendre car la Justice a décidé mardi la clôture de l'usine. Le personnel du Commissariat 11, avec les effectifs de la Garde d'Infanterie ont tiré des balles en caoutchouc, des jets d'encre, propres aux chasses policières et il même un char à eau.

Après la persécution de la police, vers 13 heures, les travailleurs étaient encore dispersés dans les rues du quartier d'Almagro car la police interceptait ceux qui essayaient de retourner ver l'usine métallurgique. Seulement vers 14 heures plusieurs personnes ont pu se rassembler au coin des rues Pringles et Querandies en état d'assemblée permanente.

Il y a eu 20 blessés, deux d'entre eux ont été emmenés à un hôpital (on ne sait pas lequel) et 11 détenus, dont deux compagnes de IMPA mais on ne connaît pas l'identité du reste, même si les travailleurs croient qu'il s'agirait de membres d'autres organisations et se trouveraient au Commissariat 11.

Les travailleurs se sont réunis avec le juge Victor Hugo Vittali, et attendent qu'arrive l'avocat de droits de l'homme pour pouvoir commencer à les chercher.

Les travailleurs ont informé qu'ils continueront au coin des rues de l'usine avec d'autres entreprises récupérées et organisations sociales.

Les travailleurs de IMPA et l'Association Nationale de Travailleurs Autogestionnés (ANTA-CTA) ont convoqué à une concentration vendredi 18 avril à 15 heures face à l'entreprise récupérée IMPA pour soutenir les travailleurs dans leur lutte pour la récupération de leur source de travail.

ANRed, Jeudi 17 avril 2008 http://www.anred.org/article.php3?id_article=2546

18 travailleurs de l'usine MAFISSA détenus accusés de « contrainte aggravée »

Hier, a trois heures du matin, les ouvriers de MAFISSA qui se trouvaient à l'intérieur de l'usine textile pour se protéger de l'immense opération policière ont été finalement expulsé et emmenés à la Délégation Départementale d'Investigations. L'opération de délogement a été ordonné par le juge pénal César Melazo (Tribunal Nº2), avec près de 500 effectifs d'Infanterie, Chevalerie, Motos, Police scientifique, chars d'assauts, hélicoptères, pompiers, division de substances dangereuses, et le groupe spécial d'opération « halcon », d'après un communiqué du Parti des Travailleurs Socialiste régional de La Plata.

Après l'expulsion, Melazo s'est éloigné de l'affaire qui est passée aux mains du juge Guillermo Atencio et du procureur Ana Medina, qui ont changé le nom du dossier pour inculper les ouvriers détenus du délit de « contrainte aggravée avec dommage qualifié. » Le Centre de Professionnels pour les Droits de l'Hommes (CeProDH) a qualifié cela comme « une manœuvre scandaleuse, avec l'approbation du gouvernement de Scioli » et a déclaré que cette accusation « qui n'est fondée sur aucun éléments de preuve dans le dossier, pourrait représenter des peines de 10 ans d'emprisonnement ».

Les familles et compagnons des 18 travailleurs détenus étaient hier après-midi à la tête de la marche en raison des dix-neuf mois de la disparition de Julio López, et campent devant le Ministère Public de la Province (rue 7 entre/56 et 57), certains d'entre eux ont entamé une grève de la faim. Demain à 17hs il y aura une réunion Multisectorielle au Siège de l'Association des Travailleurs de l'État (Rue 8 entre 55 et 56), pour définir les pas à suivre. Les ouvriers ont convoqué « TOUTES les organisation de DDHH, syndicales, d'étudiants, sociales, ainsi que les députés, législateurs, personnalités, partis politiques, etc. »

Jeudi après-midi, avant la répression, les travailleurs se trouvaient dans l'usine pour réclamer l'application de la résolution rendue ce jour même par le juge Arias, du Tribunal Contentieux Administratif Nº1, qui ordonnait à l'entreprise l'immédiate application de la conciliation obligatoire, qui comprend la réincorporation de tous les licenciés, les suspendus et le paiement des salaires échus, avec une amende par jour de retard en cas d'inexécution. Malgré cette résolution, le juge en matière pénale César Melazo a ordonné le délogement. Les travailleurs ont réussi à résister aux premières avancées policières, produites jeudi à 17hs avec des balles en caoutchouc et des gaz. Ils se sont ensuite réfugiés au dernier étage de l'immeuble principal et pendant dix heurs ils ont refusé d'abandonner l'usine.

Environ 500 manifestants, parmi des ouvriers, étudiants et organisations comme l'Association des Travailleurs Argentins, la Fédération Universitaire de La Plata, se sont concentrés aux portes de l'usine pour répudier la répression. Il y a eu simultanément des coupures dans les rues du centre-ville. À la ville de Buenos Aires, des organismes de droits de l'homme et des groupes d'étudiants se sont concentrés immédiatement devant la Maison de la Province de Buenos Aires. À Neuquén, le Syndicat Céramiste et le syndicat d'enseignants (ATEN Capital) ont réalisé hier une action de répudiation sur les ponts qui relient cette ville avec celle de Cipolleti. Ont également exprimé leur solidarité par des communiqués de presse la Commission Interne de Teinturerie Pagoda, la Commission Interne Donnelley (ex Atlantida), les ouvriers de ZANON, la Junte Interne de délégués de ATE, les syndicats de INDEC, SUTNA San Fernando, SUTEBA, CTA, le Parti Ouvrier, le Frente Popular Darío Santillán, le MAS, El Militante et l'Association Mères de la Place de Mai.

Indymedia La Plata, Samedi 19 avril 2008-04-22

http://argentina.indymedia.org/features/laplata/ http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/1-102570-2008-04-17.html


Traduit par Eli. http://amerikenlutte.free.fr

source: indymédia paris idf

Appel Mai 1968 Ce n'est toujours qu'un début...

Ce n'est toujours qu'un début...

Un spectre hante les tenants de l'ordre établi  : le spectre de Mai 68. Toutes les puissances du vieux monde se sont unies en une sainte-alliance pour traquer ce spectre  : Nicolas Sarkozy, Luc Ferry, Claude Allègre et consorts… Ne manque à l'appel aucun-e de celles et ceux qui n'ont comme seul horizon indépassable que le monde tel qu'il est, voire la fin de l'histoire.

Pour la France bien-pensante, Mai 68 est responsable de tout. Nicolas Sarkozy n'a pas hésité à la faire frémir en agitant à nouveau le spectre. Il s'agit, selon lui, «  de savoir si l'héritage de Mai 68 doit être perpétué ou s'il doit être liquidé une bonne fois pour toutes  ». Dans cette liquidation seraient visés non seulement les droits syndicaux, le Smic et le salaire socialisé, mais aussi les avancées obtenues, entre autres par les luttes féministes.

Tel un ludion, le spectre de Mai 68 sort du placard tous les dix ans. C'est l'occasion des exorcismes et des oraisons funèbres, des enterrements de première classe et des cérémonies d'adieux, des célébrations compassées, des imprécations et des repentances de tous les ralliés.

Il est grand temps de se réapproprier Mai 68, les réalités derrière les mythes, le Mai des prolétaires (de la grève générale et des occupations), le Mai de la Commune étudiante, le Mai des murs qui prennent la parole, le Mai des barricades qui ferment la rue et ouvrent la voie, le Mai qui a pavé le chemin des libérations et des transformations sociales et sociétales arrachées au cours de la décennie suivante, le Mai qui a soufflé sur Berlin, Prague, Mexico ou Turin, soulevant l'espoir tout autant que la critique du monde réellement existant, des normes et des évidences.

Ce qui est advenu n'était pas le seul possible. Des retours critiques collectifs et discordants permettront de retrouver le sable chaud sous les grèves et les espérances, à la lumière d'une formidable expérience dont les traces marquent encore notre temps.

Des éditeurs, des revues, des journaux, des sites internet, des librairies, des instituts, des fondations, des lieux et des espaces culturels tentent d'interpréter le monde pour transformer l'ordre des choses.

Ils se sont réunis et proposent d'organiser ensemble, au printemps prochain, un «  Mai 68, ce n'est pas qu'un début, c'est une actualité urgente  ». C'est à cette fin qu'ils lancent cet appel, ici et au-delà des frontières.

Pour tout contact et signature : contact@mai-68.org

source: indymédia paris idf

lundi, avril 21 2008

pour une compréhension libertaire de 68

Mai 68 : défouloir ou révolution manquée ?

Ne laissons pas le monopole de l'interprétation de Mai 68 à Sarkozy, à Cohn-Bendit, aux renégats, aux mondains, aux réformistes qui veulent réduire cet événement à sa seule dimension parisienne-étudiante-culturelle.

Mai 68, ce fut la plus grande grève générale qu'ait connu la France, les usines et les facs occupées, des expériences autogestionnaires de masse, des barricades, un pouvoir d'Etat désorganisé, la bourgeoisie qui fait ses valises, les ministères désertés...

Ce fut aussi, a posteriori, le point de départ d'un vaste mouvement de révolution des moeurs, et d'un cycle de luttes d'émancipation féminine et homosexuelle.

Basta des images d'Epinal. Revenons sur les événements, comprenons-les.

Ce site propose un ensemble d'évènements organisés par Alternative Libertaire, la Coordination des Groupes Anarchistes, la Fédération Anarchiste, l'Organisation Communiste Libertaire et Offensive Libertaire et Sociale autour de Mai 68. http://www.mai68-libertaire.org


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